Interview from Elle.fr (for those who know French)
Une carrière internationale
Comment êtes-vous arrivée à la comédie ?
Mon père fait du théâtre et du coup, j’ai un peu grandi là-dedans. Il ne m’a pas influencée dans cette direction, mais le voir s’amuser m’a donné envie d’essayer. Vers 16 ans, j’ai donc contacté un agent.
Qu’est-ce qui vous a plu dans le personnage de Bérengère ?
Ce qui m’a plu, c’est ce qui ne me plaisait pas justement. Je n’avais jamais interprété un personnage un peu peste, un peu « pète sec », un peu coincé, qui vit beaucoup dans les apparences. Mais c’est également une personne très efficace, brillante, qui a une véritable carrière. J’ai aimé par contre la relation qu’elle entretient avec sa grand-mère. C’est une femme atypique qu’elle est la seule à comprendre dans la famille. D’ailleurs j’étais très contente d’avoir ces scènes à deux avec Danielle Darrieux.
Vous serez dans le prochain Harry Potter, qu’est-ce que ça vous fait de retourner dans cette aventure ?
C’est drôle de revenir dans les mêmes endroits cinq ans après. Je suis contente de faire partie du dernier, même si je ne suis pas très présente à l’écran. Le tournage s’est bien passé, j’étais contente de tous les retrouver. C’est aussi une façon de leur dire au revoir. Mais je peux pas en dire plus car l’équipe souhaite préserver le secret sur ces derniers volets.
Faire carrière à Hollywood comme Marion Cotillard ou Mélanie Laurent, vous en rêvez ?
Ca ne me fait pas plus rêver que de faire une belle carrière en règle générale. Après c’est la plus grosse industrie cinématographique du monde. Il y a des moyens pour faire des choses qu’il n’y a pas ailleurs. C’est assez impressionnant. J’ai eu la chance jusqu’à maintenant de faire des films à l’étranger. Et je trouve qu’on apprend beaucoup en jouant avec des gens qui ont une autre culture, une façon différente d’envisager le jeu. Pour certains rôles, je trouve que c’est même plus facile de jouer en anglais. C’est comme un masque de jouer dans une autre langue. On se jette plus facilement dans des émotions, on fait les choses en plus grand.
Fashion mais pas victime
Quels sont vos prochains projets ?
Il y a Jeanne d’Arc qui sort cette année, je suis très impatiente, c’est un des plus beaux scénarios que j’ai lu. Et puis c’est un rôle très fort. Je ne m’attends pas à ce que ce soit facile tous les matins.
Vous êtes toujours aux premiers rangs pendant la Fashion week, à quels défilés allez-vous assister cette semaine ?
J’ai été au défilé Balenciaga, je vais aussi voir Lanvin pour la première fois et sûrement aller chez Chloé. Je rate Chanel à cause de la promo, car nous serons chez France Inter au moment du défilé. Dommage, mais bon j’ai été voir la couture il n’y a pas très longtemps.
Pourquoi aimez-vous tant dans le style Chanel ?
D’abord pour son intemporalité. Pour avoir eu la chance de leur emprunter des vêtements, les coupes sont impressionnantes. Tout tombe parfaitement. On est aussi à l’aise que dans un jogging même en couture. Ce sont des vêtements très sophistiqués qui ont demandé des heures de travail. C’est ça le luxe, c’est tout ce qui est caché et qui fait que le vêtement est comme une seconde peau.
Qu’est-ce qui vous plait dans la mode en général ?
Pour moi, c’est une façon de s’amuser. Il faut avant tout que ça reste un jeu, comme lorsqu’on était petit et qu’on se déguisait. Je crois que les pièces incontournables, ce sont avant tout celles qu’on a envie d’avoir.
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